30.09.2005
Chapitre 5
Marie s’est endormie sur le divan, juste enroulee dans son chale qui sent son parfum prefere. Un leger bip la reveille, c’est le melodie de son portable. Un peu embrumee elle regarde qui l’appelle si tard. C’est Baltazar…. Pour que Balt appelle si tard il y a surement une raison. Balt ne va pas tres bien depuis quelques temps. Il traine sa melancolie comme cette fin d'ete traine en longueur. Il est amoureux mais apparemment ce n’est pas reciproque et comme Balt est un sensuel sensitif eternel amoureux, il en bave, comme a chaque fois. Il a pourtant ete eleve a la dur ! comme un vrai ptit gars ! Mais sa vraie nature ne lui a jamais fait faux bon. En revanche son discernement si, souvent. Mais Marie le comprend si bien. Il souffre mais il aime et a chaque fois il y croit. Il plonge corps et ame dans chaque histoire et dans l'espoir qu'elle sera belle, cette fois. Ils en ont souvent parle ensemble. Il ne peut vivre sans projet, sans le projet d’aimer.
Marie: Attends deux minutes Balt tu veux bien?
Elle attrape ses cigarettes, rallume le bruleur d’encens et s’installe confortablement.
Marie: Balt, tu sais qu’il est 4h du mat ici…
Balt: Oui ma Puce je suis desole mais j’avais besoin de te parler.
Marie: Vas – y je t’ecoute…
Un soupir suivi d’un court silence…
Balt: Tu sais, elle a vraiment de jolies mains...
Marie sourit tendrement, ne dit rien et attend, elle sait qu’elle en a pour la nuit…
17:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.09.2005
Chapitre 4
Emmitouflee dans son grand chale, la clim a fond parce qu’elle en a assez de la chaleur, d’ailleurs elle n’a jamais aime la chaleur, Marie croise ses jambes en tailleur sur le matelas transforme en « Opium Bed » en attendant d’aller chercher celui dont elle reve chez l’antiquaire portugais a Macau. Le dos bien cale contre des gros coussins, son paquet de malboro light pres d’elle, le bruleur d’encens laissant échapper une composition de son cru, Cocteau Twins en fond musical….. Marie prend son clavier sur ses genoux et reprend la ou elle en etait restee la veille…..
« Margault entretenait depuis quelques temps des echanges brefs mais sympathiques par l’intermediaire de son site perso. Ce type d’echange lui plaisait car elle pouvait laisser transparaitre ce qui lui convenait, repondre quand elle en avait envie, observer les echanges des uns et des autres sans forcement avoir envie d’intervenir, le tout cachee derriere son ecran, ce qui la rassurait considerablement. Ce soir la, elle ne sait pourquoi mais certains echanges l’ont replongee dans un passe non encore lointain ou elle partageait la vie de Paul. Paul etait un peu plus age qu’elle, tres artiste et cultive, passionne de lecture, agrege d’histoire et ancien marchand d’art a travers le monde. C’est d’ailleurs de cette partie de lui qu’elle est vraiment tombee amoureuse. Paul avait ete marie et avait deux fils. L’aine, Max venait d’avoir 15 ans. Bel ado dans la fleur de l’age et a fleur de peau avec mais le fait qu’il ignore la plupart du temps Margault l’arrangeait plutot. Arthur venait d’avoir 8 ans quand elle fit sa connaissance. Arthur est autiste ET hyperactif et c’est malheureux pour tout le monde. Malheureux pour lui car enferme dans cette prison sans barreau, malheureux pour Paul qui de ce jour a change de vie, non, plutot a arrete de vivre et malheureux pour leur histoire qui n’a jamais decollee. Une semaine sur deux Arthur partageait leur quotidien, souvenir plus penible que doux. Combien de nuits passees a le regarder tourner sur son camion autour du canape pendant des heures et des heures. Il n’avait jamais sommeil. Combien de nuits passees aux urgences car, enferme dans son silence, incapable d’exprimer sa douleur physique, le simple rhum ou la petite chute prenaient des proportions considerables. Margault se souvient de sa rupture, sur le vif, tranchee et tranchante. Assis tous les deux sur le canape en face de la petite cheminee eclairee par quelques buches, elle lui dit que ca ne va pas. Elle lui demande comment il envisage leur avenir. Il a 44 ans et deux enfants, elle 38 et pas d’enfants. Il lui dit que meme si sa vie est fichue il est heureux avec elle et veut continuer comme ca. Elle ne veut plus. Elle voudrait un enfant et la reponse de Paul est crue…. Je ne sais plus faire que des enfants pourris alors je n’en aurai plus jamais. Ils ont pleure ensemble. Ils se sont embrasses. Elle a pris ses affaires et est partie. Elle a culpabilise, pendant longtemps avec la sensation de les avoir abandonnes mais elle a revu Paul, deux fois, dont une avec ses enfants. C’etait un an apres leur separation. Arthur en descendant de la voiture a tout de suite reconnu la maison, le chien, la vigne. Il a vu Margault, a mis un doigt dans sa bouche et l'a tordue en cet immense sourire qui lui ferme l’œil, s’est approche doucement et a tendu les bras pour se coller contre elle un long moment. Il ne lui en voulait pas. Elle le sentait. «
Laissant tomber son doigt de la main droite tres haut sur la touche du clavier qui ponctuerait le dernier mot, Marie, qui adore ce genre de rituel, pose son clavier, soupire profondement, sourit, se frotte les yeux, allume une cigarette, eteint la lumiere, allume les bougies et savoure ce moment de calme. Elle s’est allongee a meme le parquet blond a longues lattes qui parcourt son salon. Elle aime la nudite de la piece et les ombres des yuccas geants qui se balancent derriere la baie vitree. A son age elle devrait avoir un interieur cosy avec des tapis, tableaux, bibelots et des meubles avec des etageres pour ranger ses livres et ses CD. mais elle n’arrive pas a s’installer. Elle aime cet espace presque vide, juste son lit de repos avec son tissu vert olive qui se marrie avec les coussins couleur anis, une chaise longue thailandaise, des rideaux et stores couleur ficelle et creme et un ventilateur au plafond. Finalement c'est pas si mal d'etre differente pense-t-elle.
Sortant un autre paquet de cigarettes de son sac (elle veut arreter, bientot), elle attrape en meme temps la carte de son visiteur du soir. Elle la tourne et la retourne, la sent... elle rit. Elle l'agite comme un eventail et samuse a faire du bruit en la frottant contre son nez. Si je l'appellais...
19:40 Publié dans Une histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.09.2005
Chapitre 3
Marie posa un baiser sur sa joue et quitta la terrasse d’un pas leger. Il est sympathique pensa-t-elle et… Il sent tres bon et a de jolies mains. Cette pensee la fait rire et se moquer d’elle-meme. Decidemment elle ne changera pas… C’est trop tard… et puis zut, elle a le droit d’avoir ses propres criteres. Elle longe le marchand de legumes a meme la ruelle etroite et sombre et demande si elle peut faire une photo. La marchande lui fait signe que non d’un air renfrogne. Pff ce n’est pas grave, je comprends. Lui dit-elle. Alors elle range son appareil et poursuit son chemin. Elle longe le bar de Luci, fait un coucou de la main a Chris qui discute avec Pedro et poursuit sa route au travers des ruelles qui sentent bon le gingembre et le riz vapeur. Le marchand de brochettes n’a pas encore ferme et une famille est atablee devant un carry. La cuisiniere est en train de trancher avec un grand coupe coupe des papayes vertes pour sa fameuse salade et Marie a le gout epice du chili qui lui titille les papilles. Tiens, Il faudra que je regarde a nouveau A la Verticale de l'Ete! pense-t-elle tout en remmettant une meche echappee de sa barette.
Elle passe devant la pizzeria ou la tele crache un match de foot. Decidemment elle deteste le foot. Le rugby, a la rigueur car elle trouve les joueurs plutot beaux gosses. Elle retient sa jupe dans la bourrasque qui l’emporte et pense que c’est un arriere gout du typhon. En passant devant la boutique Tinckerbelle elle sourit encore. C’etait vraiment une bonne soiree.
18:35 Publié dans Une histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Chapitre 2
Elle: elle regarda sa montre et se dit qu’il etait temps de rentrer. Elle ne sait pas si elle en avait vraiment envie mais elle sait aussi que le vin aidant elle risque de se mettre a parler… trop sans doute.
Lui : je vous ennuie ?
Elle : non pourquoi
Lui : vous avez regarde votre montre
Elle : je ne veux pas rentrer trop tard demain j’ai une grosse journee alors je finis juste mon verre
Lui : vous n’en voulez pas un autre ?
Elle : elle secoue la tete doucement avec un sourire – Ohhh non !
Lui : Nous reverrons-nous ?
Elle : Oui pourquoi pas ?
Lui : je peux vous appeler ?
Elle : oui avec plaisir mais vous n’avez pas mon numero.
Lui : il se pencha legerement au-dessus de la nappe a carreau mais pas trop de peur de la faire reculer. Elle l’intrigue et le trouble. Ses yeux sont francs clairs et decides mais elle a l’air si fragile. Comment la retenir ?
Elle le regarde s’approcher de son visage et un vague frisson la parcourt. Elle recule ses mains tres legerement et se cramponne au pied de son verre de vin.Lui : Si vous avez envie que l’on se revoit, vous m’appelez .
Elle : Ok, dit elle son regard plante le sien, un sourire eclairant son visage constelle de taches de rousseur. Elle me plait se dit-il en la regardant s'eloigner.14:40 Publié dans Une histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.09.2005
Une histoire
Elle: Merci du compliment mais je n'aime pas trop les compliments
Lui: Pourquoi, toutes les femmes aiment les compliments
Elle: Justement je n'aime pas etre comme toutes les femmes.
Lui: Ah!
Elle: Silence
Lui: Votre parfum est original!
Elle: Original... mais vous aimez?
Lui: Oui, tres particulier.
Elle: Merci c'est un vrai compliment alors.
Lui: Mais je n'ai jamais senti cela ailleurs
Elle: Vous allez me faire rougir. Un parfum c'est une fusion avec votre peau et votre propre odeur alors quand je sens quelqu'un avec le meme parfum, je change. Donc je fais mes melanges moi-meme.
Lui: Et que portez-vous? Ca sent vraiment tres bon.
Elle: Des senteurs orientales a base d'ambre, musc et santal mais surtout ambre. Et l'ete la feuille de figuier est ma preferee. Je me retrouve sous cet arbre que j'ai tant aime quand j'etais petite.
Lui: Vous avez ete mariee?
Elle: Oui, il y a des annees de ca, 14 ans en fait
Lui: Erreur de jeunesse?
Elle: non c'est plus complique que ca... C'est un garcon adorable mais nous ne nous sommes pas maries pour les bonnes raisons. Nous cherchions une solution dans le mariage et ca c'est debile.
Lui: Et pas d'enfants?
Elle: Non - enfin nous en avons attendu un mais je l'ai perdu a 5 mois de grossesse
Lui: Je suis desole.
Elle: Vous n'avez pas de raison. Elle est avec les anges. Elle fait partie de moi.
Lui: Vous n'en voulez plus?
Elle: Ce n'est pas ca.
Lui: Vous ne pouvez pas en avoir?
Elle: Ce n'est pas ca non plus
Lui: Vous ne voulez pas en parler?
Elle: Il n'y a pas grand chose a dire. Enfin si, il y aurait mais je ne vous connais pas assez pour vous en parler. Peut-etre un jour.
Lui: Donc vous ne voulez plus d'enfants.
Elle: je n'ai pas dit ca. Si, avec l'homme que j'aime, nous desirons ce merveilleux cadeau qu'est l'enfant je serai heureuse. Si nous n'en avons pas envie, je serai merveilleusement heureuse. C'est aussi simple.
Lui: Donc vous aimez!
Elle: Oui j'aime (elle lui sourit) - Mais votre question est - Donc vous aimez un homme en ce moment? (elle penche doucement la tete, prends son verre de vin et fait doucement tourner le pied sur la nappe a carreau bleu et blanc. Un petit sourire eclaire son visage et ses yeux se perdent dans le liquide pourpre qui se meurt de part et d'autre des parois de cristal)
Lui: Vous ne repondez pas
Elle: Disons qu'aujourd'hui j'aime l'Amour.
13:50 Publié dans Une histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


