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02.10.2005

Chapitre 7

Il fait deja tres chaud quand Marie se promene pres de la plage et malgre la brise legere qui la caresse, elle se dit que la journee va etre pesante. Elle enleve ses claquettes et se dirige vers la mer. Les vaguelettes meurent sur le sable et des centaines de crabes se cachent a son approche. Marie aime la mer meme si elle la rend melancolique, depuis toute petite. Peut-etre le bruit lancinant du va et vient ou alors les chants de marins qui lui reviennent a l'esprit. Elle se souvient des nombreuses croisieres faites en Bretagne, des au port de l'ile de Groix ou de l'ile aux Moines, du chouchen achete en cachette avec ses equipiers car ils n'etaient encore que des adolescents. Ce qui la touche le plus c'est le souvenir de la petite ancre que son pere lui offrait a la fin de l'ete lorsqu'elle avait ete un bon moussaillon... Elle la portait sur sa vareuse bleu marine et son bermuda comme un Trophee, un honneur. Dieu que cette lumiere etait belle lorsqu'elle se levait aux aurores, Marie a toujours ete leve tot, pour ne pas rater le depart pour la peche. Le bassin en face du Moulleau etait calme comme de l'huile. On entendait juste le clapotis des vaguelettes a maree basse. Le sable etait roux et le soleil levant donnait une couleur caramel a cette mer d'huile. Son pere avait prepare les cannes et Marie avait ete acheter les couteaux comme appats. Elle devait avoir 7 ans, tout au plus.

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Un casse croute fait de pain de 500, de beurre sale et de saucisson etait pret dans la cuisine dans le grand panier de paille. Marie, fiere comme Artaban rejoignait son pere avec un sourire qui faisait retrousser son nez en trompette. Ils partaient parfois juste tous les deux ou avec Caroline, sa soeur juste au-dessus d'elle et leur mere. Ils passaient la matinee a pecher mais rentraient toujours avant le dejeuner. Marie amait ces moments uniques et n'avait pas peur de vider les poissons a peine peches. Ils pechaient des grises, ces petits dorades dont l'arete dorsale lui piquait parfois les doigts.

Marie s'est assise au bord de l'eau et plongee dans ses pensees n'a pas remarque que quelqu'un s'est assis a cote d'elle. C'est en cherchant Reglisse du regard qu'elle tombe sur lui. Il regarde la mer, les bras enroules autour de ses genoux.

Je ne pensais pas vous revoir si vite dit-il sans detourner son regard.

22:15 Publié dans Une histoire | Lien permanent | Envoyer cette note

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