23.01.2006
Chapitre 12
Marc eu la sensation pour la premiere fois que Marie etait vraiment la, toute a lui meme si sa retenue le tenait toujours a distance. Il aimait son cote si proche et si lointain, tour a tour intime et envoutant puis evapore, voire absent.
Intrigante, voila le mot qui lui vint a la bouche.
- Marie vous etes une intrigante! Je vous observe depuis quelques minutes et vous etes ailleurs. Mais ou se situe votre monde? Ou plannent donc vos pensees? Je suis jaloux.
- Oh non Marc, je suis desolee, je pensais a Margault, mon personnage. Ne le prenez pas mal, c'est juste que je ne m'arrete jamais de penser... et lorsque je me plonge dans l'ecriture, tout tourne autour de mon histoire. D'ailleurs vous pourriez m'inspirer... Oui, vous pourriez m'inspirer.
Marie eut un petit sourire malin sur le coin des levres en prononcant ces paroles, le regard perdu dans les lumieres du port. Marc venait de lui donner une nouvelle impulsion dans l'avancee de son manuscrit. Celle d'une rencontre, pleine, intense, passionnee et vraie. Marie sentit les idees se bousculer dans sa tete, les mots se projeter avec force et intensite. Elle eu envie d'etre ailleurs, d'un coup, de donner vie a ses sentiments au travers de Margault.
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11.10.2005
Chapitre 11
Marc s'est installe sur la petite terrasse au bord de l'eau. Marie s'arrete quelques instants et l'observe sans etre vue. Elle aime ces moments voles... Il regarde le petit port en faisant tourner son verre de vin blanc dans sa main. Il a l'air pensif.
Elle remet une meche echappee de sa barette, respire a fond, ses mains tremblent un peu, elle se sent idiote de reagir comme ca. Ce n'est qu'un diner entre amis apres tout.
- Ah voila notre novelliste en herbe..
- Ohoho je n'ai pas cette pretention... je m'amuse, c'est tout
- Oui mais si vous publiez, c'est un peu plus qu'un plaisir egoiste..
- C'est vrai, j'aime partager alors si il y en a qui aiment, je serai contente.
- Vous etes toujours affamee?
- Encore plus! Que mange-t-on ce soir?
- Je vous laisse choisir
- J'ai une faveur a vous demander
- Laquelle?
- Pouvez-vous choisir pour moi? C'est mon luxe. Me laisser porter, pour une fois et ne pas decider... enfin du menu.. je veux dire
Marie se sent rougir... Les mots sont sortis de sa bouche si naturellement. Mais c'est si vrai. Depuis quelques temps elle a decide de cesser de vouloir tout controler. C'est idiot, elle le sait mais elle en a assez de jouer la superwowan qui peut tout faire toute seule sans l'aide de personne et notamment d'un homme. Elle savoure cet instant. Marc est en train de composer leur menu. Il lui sourit, elle boit une gorgee de ce Chardonnay fruite. Elle est bien.
03:15 Publié dans Une histoire | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
09.10.2005
Chapitre 10
Marie et Marc ont prolonge leur balade jusqu'a le deuxieme plage certes plus touristique mais Marie avait envie de deguster un expresso, chose rarissime sur son ile. Assis a la terrasse au son de CD ringards, les heures se sont ecoulees si vite et c'est la lumiere aveuglante d'une fin de matinee bien avancee qui lui rappelle qu'elle doit rentrer.
- Marc, Je dois y aller, Margault m'attend!
- Vous avez une fille?
- En quelque sorte.
- Ca, c'est une reponse qui signifie: Je n'ai pas envie d'en parler
- En quelque sorte, repond elle, ses paroles ponctuees d'un regard malicieux.
- Margault est le personnage de la nouvelle que j'ecris et je suis en retard. Mon editeur pense que je lui fais le coup de la panne alors je dois me remettre en route.
- Je vous raccompagne.
- Avec plaisir.
Arrives devant sa porte Marie passe quelques dizaines de secondes a chercher ses cles. Elle adore les grands sacs mais ne peut pas se resigner a les ranger toujours au meme endroit. Ca l'ennuie, comme toutes ces choses bien organisees de la vie quotidienne. Elle est si differente dans son job. Si organisee. Mais pour elle, c'est une catastrophe. Elle aimerait retrouver un homme dans le style de Paul. Il prenait si bien soin de ces choses la. Marie, tu as pris tes cles? Marie, c'est normal que ton portable soit dans la salle de bain? Marie, n'oublie pas que nous voyons les untels a 8h ce soir... Mais la vie jusqu'a present n'a pas remis sur son chemin cette perle rare a ses yeux. Alors elle continue de chercher ses cles.
- Pensez-vous avoir fini vers 8h pour que je vous invite a diner?
- C'est tres gentil Marc mais je ne sais pas. Lorsque je me mets a ecrire, je ne vois pas le temps passer. Appelez-vous vers 7h et je vous dirai si je peux me liberer.
- Ca me va. Merci pour ce delicieux moment.
Marie rentre dans son appartement et branche la clim, jette son sac sur le divan, attrape une bouteille de diet Coke et s'installe devant son ecran. Elle branche sa derniere playlist, celle que Balt lui a envoye recemment, des balades hispanisantes douces et chaleureuses et lance ses doigts sur son clavier.
Elle sursaute a la sonnerie de son portable et en jetant un rapide coup d'oeil a sa montre, elle sait que c'est Marc.
- J'espere que Margault ne vous donne pas top de fil a retordre?
- Non au contraire, je me suis regalee et j'allais juste terminer mon dernier dialogue.
- Cela veut dire que vous me rejoignez?
- Oui, je meurs de faim.
- Le Lambcomb, en terrasse a 8h, cela vous convient?
- C'est parfait. J'y serai.
Marie met un point final a son texte. Elle le relira en rentrant, elle a toujours besoin d'un peu de recul meme si elle sent que son texte est bon. Elle n'a jamais su dire pourquoi mais lorsque son sentiment est positif d'un premier coup d'oeil, elle sait que son editeur aimera.
Elle selectionne deux de ses morceaux preferees de U2 et les ecoute a tue tete tout en prenant sa douche.
Un rapide coup d'oeil dans son placard. Un jean et un t-shirt noir feront l'affaire. Un peu de maquillage juste pour mettre en valeur ses yeux verts, une pointe de framboise sur ses levres, son parfum sans lequel elle ne sort jamais et Marie devale les escaliers, radieuse.
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05.10.2005
Chapitre 9
En fait elle ne connaît de lui que ce que le village raconte car les gens parlent beaucoup ici. Ce qu’elle a entendu ne l’enthousiasme guere mais bon…. Elle verre bien ! Marc vit ici depuis des annees mais est reparti en Angleterre pendant presque 1 an. C’est pour ca que Marie ne l’a pas connu avant. Il a 49 ans, deux filles qui vivent la-bas, et est separe de sa femme depuis 1 an maintenant. Rien de tres original mais Marie a entendu dire ce c’est elle qui est partie et qu’il ne s’en remet pas…
- On pourrait rester en silence comme ca des heures non ?
- Non rit-elle, la preuve ! Vous parlez deja
- Il y a tellement de choses que je voudrais savoir sur vous
- Ahh ! et qu’est-ce qui vous fait dire que je suis interessante que ca?
- Vos yeux
- Vraiment ? C’est vrai qu’il existe des irisologues mais on m’a dit que vous etiez plutot dans le design...
- Oui, enfin je dirige une boite de design, moi je manage et paye les factures. Les artistes font tout le boulot..
- Et vous Marie, il parait que vous etes dans la communication ?
- Mais ! Si vous savez deja tout, je n’ai plus qu’a me taire….. un sourire narquois traverse son visage
- Je ne sais pas tout, juste le minimum qui n’a fait qu’attiser ma curiosite – alors ? Ce job ?
- Oui je suis dans la com, enfin le conseil et la creation d'evenements
- Ici ?
- Oui ici, et ailleurs - Vous etes creative alors !
- On l’est tous, a notre maniere… non?
- Et a part bosser qu'aimez-vous faire?
- Ecrire, ecrire des histoires, de belles histoires. Et faire des photos mais ca c'est tres recent. Et puis m'occuper de ceux que j'aiment ici ou a distance. Penser a eux et les aider ca prend du temps...
Le visage de Balt lui traverse l'esprit et cette douce pensee la fait sourire, tres tendrement....
- Vous etes mysterieuse
- Oui je sais et je sais aussi que vous aimez ca
- Et comment le savez-vous?
- Vos yeux
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03.10.2005
Chapitre 8
je suis matinale... comme vous apparemment. Marie aime ce vouvoiement. D'habitude elle est familiere, tres vite, mais la elle a envie de prendre son temps pour une fois. Elle l'observe et son visage lui plait. Quel age peut-il bien avoir. Un peu plus age, certes, les rides qui encadrent ses yeux cannelle le prouvent. Il ne s'est pas rase depuis quelques jours et ca lui va bien. ca lui donne un air de loup de mer qu'elle affecrionne particulierement. Marie a toujours aime les barroudeurs. Reglisse a decide de creuser un trou aux pieds de sa maitresse et projette des jets de sable...
Je crois qu'une longueur de plage ne lui ferait pas de mal... Vous m'accompagnez?
Elle ne sait rien de lui et ca lui plait. Elle aime ces premiers moments d'une rencontre ou chacun devoile, a son rythme, des pans de son histoire. Mais elle redoute qu'il commence a lui poser la serie de questions barbantes qui consiste a cocher des cases pour faire rentrer les gens dans des boites. Marie deteste les boites.
Ils marchent cote a cote mais il ne dit rien. De temps a autre elle le regarde et son visage garde ce sourire qui accentue l'expression de son visage. I respire le calme et ca l'apaise.
M'auriez-vous appele si je ne vous avais pas croise ce matin?
Je ne sais pas. Peut-etre, sans doute mais la question n'est pls d'actualite
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02.10.2005
Chapitre 7
Il fait deja tres chaud quand Marie se promene pres de la plage et malgre la brise legere qui la caresse, elle se dit que la journee va etre pesante. Elle enleve ses claquettes et se dirige vers la mer. Les vaguelettes meurent sur le sable et des centaines de crabes se cachent a son approche. Marie aime la mer meme si elle la rend melancolique, depuis toute petite. Peut-etre le bruit lancinant du va et vient ou alors les chants de marins qui lui reviennent a l'esprit. Elle se souvient des nombreuses croisieres faites en Bretagne, des au port de l'ile de Groix ou de l'ile aux Moines, du chouchen achete en cachette avec ses equipiers car ils n'etaient encore que des adolescents. Ce qui la touche le plus c'est le souvenir de la petite ancre que son pere lui offrait a la fin de l'ete lorsqu'elle avait ete un bon moussaillon... Elle la portait sur sa vareuse bleu marine et son bermuda comme un Trophee, un honneur. Dieu que cette lumiere etait belle lorsqu'elle se levait aux aurores, Marie a toujours ete leve tot, pour ne pas rater le depart pour la peche. Le bassin en face du Moulleau etait calme comme de l'huile. On entendait juste le clapotis des vaguelettes a maree basse. Le sable etait roux et le soleil levant donnait une couleur caramel a cette mer d'huile. Son pere avait prepare les cannes et Marie avait ete acheter les couteaux comme appats. Elle devait avoir 7 ans, tout au plus.
Un casse croute fait de pain de 500, de beurre sale et de saucisson etait pret dans la cuisine dans le grand panier de paille. Marie, fiere comme Artaban rejoignait son pere avec un sourire qui faisait retrousser son nez en trompette. Ils partaient parfois juste tous les deux ou avec Caroline, sa soeur juste au-dessus d'elle et leur mere. Ils passaient la matinee a pecher mais rentraient toujours avant le dejeuner. Marie amait ces moments uniques et n'avait pas peur de vider les poissons a peine peches. Ils pechaient des grises, ces petits dorades dont l'arete dorsale lui piquait parfois les doigts.
Marie s'est assise au bord de l'eau et plongee dans ses pensees n'a pas remarque que quelqu'un s'est assis a cote d'elle. C'est en cherchant Reglisse du regard qu'elle tombe sur lui. Il regarde la mer, les bras enroules autour de ses genoux.
Je ne pensais pas vous revoir si vite dit-il sans detourner son regard.
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01.10.2005
Chapitre 6
Apres une courte nuit due aux quelques heures passees a discuter avec Balt, Marie se reveille toute engourdie avec une folle envie de s'occuper d'elle. Elle avale 1 Bagel aux raisins et a la cannelle, ses favoris, avec une tasse de cafe, enfile un short, un tshirt et ses baskets, prend la laisse de Reglisse qui fait des bons dans l'appartement et partt vers la plage. Elle a besoin de s'aerer les neurones mais aussi les poumons. Elle n'aime pas cette sensation d'etre encrassee par la cigarette mais elle n'a pas la volonte d'arreter, pour l'instant. Trop de choses a penser, enfin c'est l'excuse qu'elle se donne. Elle le sait mais c'est sa compassion a elle. Elle passe devant le petit temple, la ou elle a fait ses premieres photos en ombre chinoise, longe le tennis puis le canal ou le viel homme est toujours assis a l'ombre de l'arbre a papayes a regarder ses legumes pousser. Reglisse joue avec un escargot qui tente de traverser le chemin. Elle est couchee en face de lui, son museau entre ses pattes avant et son derriere en l'air. Elle remut la queue en aboyant. Elle fait la fiere et lui se cache dans sa coquille. Elle attend, puis lorsqu'il sort sa tete elle recule, tourne sur elle meme et revient dans la meme position. On pourrait penser que Reglisse est noire mais non, au contraire elle est toute blanche et les gens posent souvent la question... Mais pourquoi? Ca c'est Marie, souvent a contre pied.. Ben si elle avait ete noire je l'aurais appelee Nougat, evidemment!
23:05 Publié dans Une histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
29.09.2005
Chapitre 4
Emmitouflee dans son grand chale, la clim a fond parce qu’elle en a assez de la chaleur, d’ailleurs elle n’a jamais aime la chaleur, Marie croise ses jambes en tailleur sur le matelas transforme en « Opium Bed » en attendant d’aller chercher celui dont elle reve chez l’antiquaire portugais a Macau. Le dos bien cale contre des gros coussins, son paquet de malboro light pres d’elle, le bruleur d’encens laissant échapper une composition de son cru, Cocteau Twins en fond musical….. Marie prend son clavier sur ses genoux et reprend la ou elle en etait restee la veille…..
« Margault entretenait depuis quelques temps des echanges brefs mais sympathiques par l’intermediaire de son site perso. Ce type d’echange lui plaisait car elle pouvait laisser transparaitre ce qui lui convenait, repondre quand elle en avait envie, observer les echanges des uns et des autres sans forcement avoir envie d’intervenir, le tout cachee derriere son ecran, ce qui la rassurait considerablement. Ce soir la, elle ne sait pourquoi mais certains echanges l’ont replongee dans un passe non encore lointain ou elle partageait la vie de Paul. Paul etait un peu plus age qu’elle, tres artiste et cultive, passionne de lecture, agrege d’histoire et ancien marchand d’art a travers le monde. C’est d’ailleurs de cette partie de lui qu’elle est vraiment tombee amoureuse. Paul avait ete marie et avait deux fils. L’aine, Max venait d’avoir 15 ans. Bel ado dans la fleur de l’age et a fleur de peau avec mais le fait qu’il ignore la plupart du temps Margault l’arrangeait plutot. Arthur venait d’avoir 8 ans quand elle fit sa connaissance. Arthur est autiste ET hyperactif et c’est malheureux pour tout le monde. Malheureux pour lui car enferme dans cette prison sans barreau, malheureux pour Paul qui de ce jour a change de vie, non, plutot a arrete de vivre et malheureux pour leur histoire qui n’a jamais decollee. Une semaine sur deux Arthur partageait leur quotidien, souvenir plus penible que doux. Combien de nuits passees a le regarder tourner sur son camion autour du canape pendant des heures et des heures. Il n’avait jamais sommeil. Combien de nuits passees aux urgences car, enferme dans son silence, incapable d’exprimer sa douleur physique, le simple rhum ou la petite chute prenaient des proportions considerables. Margault se souvient de sa rupture, sur le vif, tranchee et tranchante. Assis tous les deux sur le canape en face de la petite cheminee eclairee par quelques buches, elle lui dit que ca ne va pas. Elle lui demande comment il envisage leur avenir. Il a 44 ans et deux enfants, elle 38 et pas d’enfants. Il lui dit que meme si sa vie est fichue il est heureux avec elle et veut continuer comme ca. Elle ne veut plus. Elle voudrait un enfant et la reponse de Paul est crue…. Je ne sais plus faire que des enfants pourris alors je n’en aurai plus jamais. Ils ont pleure ensemble. Ils se sont embrasses. Elle a pris ses affaires et est partie. Elle a culpabilise, pendant longtemps avec la sensation de les avoir abandonnes mais elle a revu Paul, deux fois, dont une avec ses enfants. C’etait un an apres leur separation. Arthur en descendant de la voiture a tout de suite reconnu la maison, le chien, la vigne. Il a vu Margault, a mis un doigt dans sa bouche et l'a tordue en cet immense sourire qui lui ferme l’œil, s’est approche doucement et a tendu les bras pour se coller contre elle un long moment. Il ne lui en voulait pas. Elle le sentait. «
Laissant tomber son doigt de la main droite tres haut sur la touche du clavier qui ponctuerait le dernier mot, Marie, qui adore ce genre de rituel, pose son clavier, soupire profondement, sourit, se frotte les yeux, allume une cigarette, eteint la lumiere, allume les bougies et savoure ce moment de calme. Elle s’est allongee a meme le parquet blond a longues lattes qui parcourt son salon. Elle aime la nudite de la piece et les ombres des yuccas geants qui se balancent derriere la baie vitree. A son age elle devrait avoir un interieur cosy avec des tapis, tableaux, bibelots et des meubles avec des etageres pour ranger ses livres et ses CD. mais elle n’arrive pas a s’installer. Elle aime cet espace presque vide, juste son lit de repos avec son tissu vert olive qui se marrie avec les coussins couleur anis, une chaise longue thailandaise, des rideaux et stores couleur ficelle et creme et un ventilateur au plafond. Finalement c'est pas si mal d'etre differente pense-t-elle.
Sortant un autre paquet de cigarettes de son sac (elle veut arreter, bientot), elle attrape en meme temps la carte de son visiteur du soir. Elle la tourne et la retourne, la sent... elle rit. Elle l'agite comme un eventail et samuse a faire du bruit en la frottant contre son nez. Si je l'appellais...
19:40 Publié dans Une histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.09.2005
Chapitre 3
Marie posa un baiser sur sa joue et quitta la terrasse d’un pas leger. Il est sympathique pensa-t-elle et… Il sent tres bon et a de jolies mains. Cette pensee la fait rire et se moquer d’elle-meme. Decidemment elle ne changera pas… C’est trop tard… et puis zut, elle a le droit d’avoir ses propres criteres. Elle longe le marchand de legumes a meme la ruelle etroite et sombre et demande si elle peut faire une photo. La marchande lui fait signe que non d’un air renfrogne. Pff ce n’est pas grave, je comprends. Lui dit-elle. Alors elle range son appareil et poursuit son chemin. Elle longe le bar de Luci, fait un coucou de la main a Chris qui discute avec Pedro et poursuit sa route au travers des ruelles qui sentent bon le gingembre et le riz vapeur. Le marchand de brochettes n’a pas encore ferme et une famille est atablee devant un carry. La cuisiniere est en train de trancher avec un grand coupe coupe des papayes vertes pour sa fameuse salade et Marie a le gout epice du chili qui lui titille les papilles. Tiens, Il faudra que je regarde a nouveau A la Verticale de l'Ete! pense-t-elle tout en remmettant une meche echappee de sa barette.
Elle passe devant la pizzeria ou la tele crache un match de foot. Decidemment elle deteste le foot. Le rugby, a la rigueur car elle trouve les joueurs plutot beaux gosses. Elle retient sa jupe dans la bourrasque qui l’emporte et pense que c’est un arriere gout du typhon. En passant devant la boutique Tinckerbelle elle sourit encore. C’etait vraiment une bonne soiree.
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Chapitre 2
Elle: elle regarda sa montre et se dit qu’il etait temps de rentrer. Elle ne sait pas si elle en avait vraiment envie mais elle sait aussi que le vin aidant elle risque de se mettre a parler… trop sans doute.
Lui : je vous ennuie ?
Elle : non pourquoi
Lui : vous avez regarde votre montre
Elle : je ne veux pas rentrer trop tard demain j’ai une grosse journee alors je finis juste mon verre
Lui : vous n’en voulez pas un autre ?
Elle : elle secoue la tete doucement avec un sourire – Ohhh non !
Lui : Nous reverrons-nous ?
Elle : Oui pourquoi pas ?
Lui : je peux vous appeler ?
Elle : oui avec plaisir mais vous n’avez pas mon numero.
Lui : il se pencha legerement au-dessus de la nappe a carreau mais pas trop de peur de la faire reculer. Elle l’intrigue et le trouble. Ses yeux sont francs clairs et decides mais elle a l’air si fragile. Comment la retenir ?
Elle le regarde s’approcher de son visage et un vague frisson la parcourt. Elle recule ses mains tres legerement et se cramponne au pied de son verre de vin.Lui : Si vous avez envie que l’on se revoit, vous m’appelez .
Elle : Ok, dit elle son regard plante le sien, un sourire eclairant son visage constelle de taches de rousseur. Elle me plait se dit-il en la regardant s'eloigner.14:40 Publié dans Une histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.09.2005
Une histoire
Elle: Merci du compliment mais je n'aime pas trop les compliments
Lui: Pourquoi, toutes les femmes aiment les compliments
Elle: Justement je n'aime pas etre comme toutes les femmes.
Lui: Ah!
Elle: Silence
Lui: Votre parfum est original!
Elle: Original... mais vous aimez?
Lui: Oui, tres particulier.
Elle: Merci c'est un vrai compliment alors.
Lui: Mais je n'ai jamais senti cela ailleurs
Elle: Vous allez me faire rougir. Un parfum c'est une fusion avec votre peau et votre propre odeur alors quand je sens quelqu'un avec le meme parfum, je change. Donc je fais mes melanges moi-meme.
Lui: Et que portez-vous? Ca sent vraiment tres bon.
Elle: Des senteurs orientales a base d'ambre, musc et santal mais surtout ambre. Et l'ete la feuille de figuier est ma preferee. Je me retrouve sous cet arbre que j'ai tant aime quand j'etais petite.
Lui: Vous avez ete mariee?
Elle: Oui, il y a des annees de ca, 14 ans en fait
Lui: Erreur de jeunesse?
Elle: non c'est plus complique que ca... C'est un garcon adorable mais nous ne nous sommes pas maries pour les bonnes raisons. Nous cherchions une solution dans le mariage et ca c'est debile.
Lui: Et pas d'enfants?
Elle: Non - enfin nous en avons attendu un mais je l'ai perdu a 5 mois de grossesse
Lui: Je suis desole.
Elle: Vous n'avez pas de raison. Elle est avec les anges. Elle fait partie de moi.
Lui: Vous n'en voulez plus?
Elle: Ce n'est pas ca.
Lui: Vous ne pouvez pas en avoir?
Elle: Ce n'est pas ca non plus
Lui: Vous ne voulez pas en parler?
Elle: Il n'y a pas grand chose a dire. Enfin si, il y aurait mais je ne vous connais pas assez pour vous en parler. Peut-etre un jour.
Lui: Donc vous ne voulez plus d'enfants.
Elle: je n'ai pas dit ca. Si, avec l'homme que j'aime, nous desirons ce merveilleux cadeau qu'est l'enfant je serai heureuse. Si nous n'en avons pas envie, je serai merveilleusement heureuse. C'est aussi simple.
Lui: Donc vous aimez!
Elle: Oui j'aime (elle lui sourit) - Mais votre question est - Donc vous aimez un homme en ce moment? (elle penche doucement la tete, prends son verre de vin et fait doucement tourner le pied sur la nappe a carreau bleu et blanc. Un petit sourire eclaire son visage et ses yeux se perdent dans le liquide pourpre qui se meurt de part et d'autre des parois de cristal)
Lui: Vous ne repondez pas
Elle: Disons qu'aujourd'hui j'aime l'Amour.
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